Le Crépuscule du paon

Le Crépuscule du paon

Claire Bauchart, éditions du Rocher

Plume phare du prestigieux hebdomadaire En avant, la reporter avait, ces derniers temps, plutôt le sentiment d’avoir endossé un costume de wonder woman au bord du burn-out. 

Comment jongler entre vie professionnelle et vie personnelle quand on est une femme ? Est-on une mauvaise mère si on a de l’ambition dans sa carrière ? À l’inverse, les jeunes loups vont-ils sauter sur notre place si on décide de rentrer assez tôt pour voir sa fille avant qu’elle dorme ? Autant de questions qu’une journaliste telle que Pascaline peut se poser. Brillante journaliste et mère célibataire, elle vit sa vie sur les chapeaux de roue. 

Son enquête s’ouvre sur des grèves dans une grande entreprise, et sur les multiples conflits entre patrons et syndicats. Peu à peu l’affaire devient plus complexe et mêle appels d’offres, magouilles, bitcoin, chantages et ministres. Le sujet vous paraît ennuyant ou trop compliqué ? Pas du tout. L’autrice le traite avec simplicité et donne à tout ceci des airs de mystères qui vont vous donner très envie de connaitre les dessous de l’affaire. J’ai trouvé le sujet original car j’ai plus l’habitude de le découvrir au journal de 20h que dans un roman de fiction.

Mais évidemment, j’ai surtout aimé le portrait de cette femme moderne et active prise aux affres du doute et du symptôme de l’imposteur. Elle jongle entre sa passion pour son travail et ses moments avec sa fille, car le père l’a quitté, fatigué de son implication professionnelle. Au travail, c’est tout aussi compliqué. Les femmes qui l’entourent ne connaissent apparemment pas le mot « sororité » et de manière générale les journalistes avec qui elle travaille font passer la réussite personnelle avant le travail d’équipe. Heureusement elle pourra compter sur sa jeune et attachante assistante. Cette assistante ainsi qu’une autre cadre haut placée montrent bien la misogynie subie et la mise en doute des compétences des femmes, tandis que d’autres personnages démontrent la pression qui pèse pour être une femme bien (c’est-à-dire une mère et une compagne…)

Ce roman a donc beaucoup plus à montrer qu’une simple enquête journalistique. Un défaut ? Je l’ai trouvé un peu trop court. J’aurais aimé en savoir plus sur le romancier Laurentin et surtout j’ai eu l’impression de découvrir à peine ce qui se tramait que c’était déjà terminé. Alors ma chère Claire, à quand la suite ?!

Tentés par ce roman moderne ?

Merci à Claire pour l’envoi, et RDV demain pour découvrir son portrait !

 

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