« Il avait compris que la liberté demandait d’incroyables sacrifices. »

Très gros coup de cœur pour No Home, premier roman de la jeune auteure ghanéenne Yaa Gyasi aux éditions Calmann-Lévy.

Quelle saga ! L’auteure nous propose une véritable épopée, retraçant la vie de deux familles noires sur huit générations. On suit la vie de deux demi-sœurs, Esi et Effia, dont l’une est mariée de force à un marchand d’esclaves anglais vivant à Cape Coast, et l’autre vendue en esclavage et envoyée aux États-Unis. C’est le destin de leurs descendants aux vies très différentes que nous allons suivre sur plus de 450 pages.

Du côté africain, les descendants feront face à la honte de favoriser le commerce de leurs semblables et à la colonisation. On découvre la vie dans des petits villages, l’importance de se marier et d’avoir des enfants quand on est une femme, la polygamie, le pouvoir des hommes, l’honneur, le sens de la famille ou encore l’importance de la religion ghanéenne. Outre-Atlantique, les enfants et petits-enfants subiront l’esclavage, les champs de coton puis les prisons forcées, le travail dans les mines, la ségrégation raciale et la pauvreté. Leur liberté ne sera jamais totale.

C’est un livre à la fois très dur et lumineux. Évidemment le sujet principal est celui de la traite des noirs. Mais l’auteure n’en fait pas un livre misérabiliste pour autant. Les personnages ne s’apitoient pas sur eux-mêmes et les femmes sont fortes. Elles tiennent leurs familles à bout de bras et tentent de s’en sortir malgré les difficultés.  La famille et l’amour sont des sujets importants. L’originalité également est de voir à quel point les choix de nos parents influencent nos propres destinées. Cette saga est passionnante et nous immerge dans l’histoire avec un grand H, à travers de nombreux points de vue et sur plusieurs siècles. On s’attache instantanément à tous ces personnages très différents.

Un livre qui résonne en nous longtemps après l’avoir lu : une auteure à suivre !

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Une histoire déchirante sur le destin de jeunes sœurs noires, absolument magnifique et Prix Pulitzer en 1983 La Couleur pourpre d’Alice Walker

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