« Ce n’est pas parce qu’on est battu d’avance qu’il ne faut pas essayer de gagner. »

Mon coup de cœur de ces derniers mois est Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee aux éditions Livre de Poche. Je voulais le lire depuis très longtemps, mais j’avais peur d’être rebutée par une écriture vieillotte ainsi que par le sujet très dur. Néanmoins ce ne fut pas du tout le cas.

Ecrit dans les années 60, ce livre a obtenu le Prix Pulitzer. Malgré un ancrage très fort dans un lieu (un bled de l’Alabama) et une époque (la Grande Dépression des Années 30) l’auteure réussit à écrire une œuvre intemporelle et universelle.

Atticus Finch est un avocat intègre et rigoureux et un homme brillant qui élève seul ses deux enfants (pas toujours d’une manière qui plait à son entourage). Il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce procès nous plonge dans un sud engoncé dans une mentalité vieillotte et raciste. Au-delà du procès, c’est un vrai roman d’apprentissage. Il nous ouvre les yeux sur les difficultés ressenties quand on est différent dans une société très normée : le jeune noir serviable – mais surtout noir, le voisin qui ne sort jamais – mais fera preuve d’héroïsme, la petite fille qui préfère grimper aux arbres que porter des robes. Cette petite fille c’est Scout, la narratrice de l’histoire. Une petite fille pas comme les autres, très vive, et qui refuse d’entrer dans les cases. Un personnage féministe sans le vouloir. On s’attache immédiatement à cette tête brûlée qui tente de comprendre le monde qui l’entoure.

Sans rentrer trop dans les détails de l’histoire, ce livre s’adresse vraiment à tous, adultes et adolescents. Le sujet est dur mais le roman pas forcément. On passe du grave au léger, de l’attendrissement à la colère. Bref, quel que soit votre âge ou votre lieu d’habitation, courez acheter ce livre, il va vous faire vibrer et réfléchir. Vous y retrouverez des bouts d’enfance et des colères très actuelles.

Bonus : une très jolie citation de Scout : « Jusqu’au jour où je craignis que cela me fut enlevé, je ne m’étais jamais rendu compte que j’aimais lire. Pense-t-on que l’on aime respirer ? »

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A lire en écoutant Sweet home Alabama – Lynyrd Skynyrd

Un autre roman sur la ségrégation raciale Toni Morrison – Beloved

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